GHORBAN, NÉ UN JOUR QUI N'EXISTE PAS

Ghorban est arrivé au square Villemin, le point de chute des Afghans clandestins qui se retrouvent en France. Paris, janvier 2010.

Ghorban est arrivé au square Villemin, le point de chute des Afghans clandestins qui se retrouvent en France. Paris, janvier 2010.

« En Afghanistan, on m’appelait corolai. C’est un mot méprisant pour dire orphelin. » Square Villemin, Paris, janvier 2010.

« En Afghanistan, on m’appelait corolai. C’est un mot méprisant pour dire orphelin. » Square Villemin, Paris, janvier 2010.

« Mes parents ont divorcé, mon père est parti en Iran et a été tué. Ma mère s’est remariée et m’a abandonné. » Pont du canal Saint-Martin, Paris, janvier 2010.

« Mes parents ont divorcé, mon père est parti en Iran et a été tué. Ma mère s’est remariée et m’a abandonné. » Pont du canal Saint-Martin, Paris, janvier 2010.

« Il y avait un passeur, je l’ai appelé : “Monsieur, je suis pauvre, je veux partir, fais quelque chose pour me conduire en Turquie.” Après, on est allés de Van à Istanbul en camion, sans boire ni manger. » Soupe populaire, Paris, janvier 2010.

« Il y avait un passeur, je l’ai appelé : “Monsieur, je suis pauvre, je veux partir, fais quelque chose pour me conduire en Turquie.” Après, on est allés de Van à Istanbul en camion, sans boire ni manger. » Soupe populaire, Paris, janvier 2010.

« À Istanbul, j’ai parlé à un autre passeur pour aller en Grèce sur un Zodiac. C’était très dangereux. Je suis resté un mois à Athènes, je tournais en rond. À certains moments je devenais fou. » Canal Saint-Martin, Paris, janvier 2010.

« À Istanbul, j’ai parlé à un autre passeur pour aller en Grèce sur un Zodiac. C’était très dangereux. Je suis resté un mois à Athènes, je tournais en rond. À certains moments je devenais fou. » Canal Saint-Martin, Paris, janvier 2010.

« Je demandais à Dieu pourquoi j’étais seul… Et puis Dieu m’a aidé. J’ai réussi à monter sur un camion pour l’Italie. Un jour, à la gare de Rome, je me suis caché sous une couchette et je suis arrivé à Paris. Dieu merci, je suis arrivé en France. » Mise à l’abri des mineurs, square Villemin, Paris, janvier 2010.

« Je demandais à Dieu pourquoi j’étais seul… Et puis Dieu m’a aidé. J’ai réussi à monter sur un camion pour l’Italie. Un jour, à la gare de Rome, je me suis caché sous une couchette et je suis arrivé à Paris. Dieu merci, je suis arrivé en France. » Mise à l’abri des mineurs, square Villemin, Paris, janvier 2010.

« À l’avenir, je veux être quelqu’un de bien et étudier le plus possible. » Foyer d’urgence, Kremlin-Bicêtre, mars 2010.

« À l’avenir, je veux être quelqu’un de bien et étudier le plus possible. » Foyer d’urgence, Kremlin-Bicêtre, mars 2010.

« Je n’ai pas encore trouvé le chemin de ma vie. » Foyer d’urgence, Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« Je n’ai pas encore trouvé le chemin de ma vie. » Foyer d’urgence, Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« En Afghanistan, quand j’ai voulu aller à l’école, on m’a répondu : “Qui va payer pour tes cahiers ? Qui va travailler pour nous ? Qui va nourrir nos bêtes ?” » Foyer d’urgence, Kremlin-Bicêtre, février 2010.

« En Afghanistan, quand j’ai voulu aller à l’école, on m’a répondu : “Qui va payer pour tes cahiers ? Qui va travailler pour nous ? Qui va nourrir nos bêtes ?” » Foyer d’urgence, Kremlin-Bicêtre, février 2010.

« Les soucis s’accumulent dans mon cœur. » Paris, janvier 2010.

« Les soucis s’accumulent dans mon cœur. » Paris, janvier 2010.

« Je déteste l’Afghanistan, je ne veux plus jamais y retourner. » Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« Je déteste l’Afghanistan, je ne veux plus jamais y retourner. » Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« Je veux trouver une famille d’accueil, comme un père et une mère qui me disent quoi faire. » Départ du foyer d’urgence. Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« Je veux trouver une famille d’accueil, comme un père et une mère qui me disent quoi faire. » Départ du foyer d’urgence. Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« Un jour je suis envoyé dans un foyer, un jour dans un hôtel. Ça fait un an que je suis en France. Pour les éducateurs c’est rien, mais pour les immigrés chaque jour compte. » Départ du foyer d’urgence. Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« Un jour je suis envoyé dans un foyer, un jour dans un hôtel. Ça fait un an que je suis en France. Pour les éducateurs c’est rien, mais pour les immigrés chaque jour compte. » Départ du foyer d’urgence. Kremlin-Bicêtre, juin 2010.

« Depuis que j’ai commencé l’école, je ne pense à rien d’autre. Je suis calme, je pense à mes devoirs, tout ça… » Paris, juin 2014.

« Depuis que j’ai commencé l’école, je ne pense à rien d’autre. Je suis calme, je pense à mes devoirs, tout ça… » Paris, juin 2014.

« Au lycée, je ne dis pas que je vis en foyer, que je ne vis pas avec mes parents, que je n’ai pas de papiers. » Lycée professionnel Vauquelin, Paris, décembre 2016.

« Au lycée, je ne dis pas que je vis en foyer, que je ne vis pas avec mes parents, que je n’ai pas de papiers. » Lycée professionnel Vauquelin, Paris, décembre 2016.

« On dirait que j’ai oublié ma mère. Je ne pense pas souvent à elle, seulement quand je suis en difficulté au foyer ou à l’école. » Chambre de Ghorban, foyer permanent. Paris, janvier 2016.

« On dirait que j’ai oublié ma mère. Je ne pense pas souvent à elle, seulement quand je suis en difficulté au foyer ou à l’école. » Chambre de Ghorban, foyer permanent. Paris, janvier 2016.

« Ma mère n’a pas eu d’autre choix que de m’abandonner. Un jour, j’irai la retrouver. » Paris, septembre 2016.

« Ma mère n’a pas eu d’autre choix que de m’abandonner. Un jour, j’irai la retrouver. » Paris, septembre 2016.

« Quand je pense à mes histoires de papiers, la nuit, je me réveille. Et je n’arrive plus à dormir. » Paris, mars 2016.

« Quand je pense à mes histoires de papiers, la nuit, je me réveille. Et je n’arrive plus à dormir. » Paris, mars 2016.

« Entre garçons, c’est plus facile de parler. On s’insulte, on peut tout faire. On parle et on rigole. Mais avec les filles, c’est plus difficile de partager des moments. » Paris, janvier 2017.

« Entre garçons, c’est plus facile de parler. On s’insulte, on peut tout faire. On parle et on rigole. Mais avec les filles, c’est plus difficile de partager des moments. » Paris, janvier 2017.

Révisions pour le bac à la bibliothèque du lycée Vauquelin. Paris, décembre 2016.

Révisions pour le bac à la bibliothèque du lycée Vauquelin. Paris, décembre 2016.

« Le jour où je suis parti d’Afghanistan, c’était en hiver, je n’avais pas un centime en poche et je n’ai pas dit au revoir. » Ghorban fête ses 19 ans et l’obtention de la nationalité française. Paris, décembre 2017.

« Le jour où je suis parti d’Afghanistan, c’était en hiver, je n’avais pas un centime en poche et je n’ai pas dit au revoir. » Ghorban fête ses 19 ans et l’obtention de la nationalité française. Paris, décembre 2017.

Stage en laboratoire d’analyses médicales. Paris, février 2017.

Stage en laboratoire d’analyses médicales. Paris, février 2017.

« Si Marine Le Pen passe, j’ai peur qu’elle me retire ma nationalité. » À l’élection présidentielle, Ghorban a voté pour la première fois de sa vie. Paris, avril 2017.

« Si Marine Le Pen passe, j’ai peur qu’elle me retire ma nationalité. » À l’élection présidentielle, Ghorban a voté pour la première fois de sa vie. Paris, avril 2017.

Ghorban profite d’un arrêt dans une ville pour aller aux bains-douches. Bamiyan, Afghanistan, juillet 2017.

Ghorban profite d’un arrêt dans une ville pour aller aux bains-douches. Bamiyan, Afghanistan, juillet 2017.

Sorhab et Mehrab, ses demi-frères, conduisent Ghorban à leur village. Yakawlang, Afghanistan, juillet 2017.

Sorhab et Mehrab, ses demi-frères, conduisent Ghorban à leur village. Yakawlang, Afghanistan, juillet 2017.

« Ça fait onze ans que je suis parti d’Afghanistan. » Ghorban retrouve sa mère et ses demi-sœurs. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Ça fait onze ans que je suis parti d’Afghanistan. » Ghorban retrouve sa mère et ses demi-sœurs. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« J’ai cru que tu étais mort noyé pendant ton voyage », a dit le grand-père de Ghorban (à droite). Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« J’ai cru que tu étais mort noyé pendant ton voyage », a dit le grand-père de Ghorban (à droite). Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Nous sommes très fiers de toi », disent la mère et le beau-père de Ghorban. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Nous sommes très fiers de toi », disent la mère et le beau-père de Ghorban. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Par rapport aux enfants de mon pays, moi j’ai beaucoup de chance. » Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Par rapport aux enfants de mon pays, moi j’ai beaucoup de chance. » Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Ça fait tellement de bien de savoir que je ne suis pas seul et que j’ai une famille. » Ghorban et ses demi-frères et sœurs. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Ça fait tellement de bien de savoir que je ne suis pas seul et que j’ai une famille. » Ghorban et ses demi-frères et sœurs. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

Ghorban et ses demi-frères, Mehrab et Sorhab. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

Ghorban et ses demi-frères, Mehrab et Sorhab. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Vous ne devriez pas faire travailler vos enfants. » Aziza, la demi-sœur de Ghorban, et Mehrab, son demi-frère, récoltent avec leur père le pavot cultivé sur leurs terres. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Vous ne devriez pas faire travailler vos enfants. » Aziza, la demi-sœur de Ghorban, et Mehrab, son demi-frère, récoltent avec leur père le pavot cultivé sur leurs terres. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Je suis plus habitué à vivre en France qu’en Afghanistan. » Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Je suis plus habitué à vivre en France qu’en Afghanistan. » Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Ce n’est ni de sa faute, ni de la mienne. C’était notre destin. » Ce sont les hommes de la famille qui ont forcé la mère de Ghorban à l’abandonner. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Ce n’est ni de sa faute, ni de la mienne. C’était notre destin. » Ce sont les hommes de la famille qui ont forcé la mère de Ghorban à l’abandonner. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Le passé c’est du passé, mais il faut offrir un avenir aux enfants. » Ghorban veut que sa mère s’installe en ville pour que ses demi-frères et sœurs puissent aller à l’école. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

« Le passé c’est du passé, mais il faut offrir un avenir aux enfants. » Ghorban veut que sa mère s’installe en ville pour que ses demi-frères et sœurs puissent aller à l’école. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

Ghorban a décidé d’arrêter ses études et de trouver un travail en France pour aider sa famille. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.

Ghorban a décidé d’arrêter ses études et de trouver un travail en France pour aider sa famille. Lal-wa-Sarjangal, Afghanistan, juillet 2017.